N° 0000-Novembre 2007

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“Nous disposons d’un personnel qualifié. Les résultats sont satisfaisants
dans l’ensemble car pour la session 2007 par exemple nous
avons enregistré un taux de succès de plus de 50%.”
 
Avez-vous des accords de formation continue avec des ateliers ou entreprises professionnelles de la place pour le perfectionnement technique de vos élèves?
En effet nous avons des accords de partenariat dans ce sens car sans cela, je dirais que la formation demeure incomplète. Et d’ailleurs pour la préparation à certains diplômes le stage en entreprise est obligatoire. Avez-vous des accords de partenariat technique, financier ou institutionnel avec d’autres structures de la place ou d’ailleurs ?
Des accords de partenariat technique, oui. Nous bénéficions des
appuis techniques et des conseils
de la part des entreprises partenaires.

Bénéficiez-vous du soutien de l’Etat
dans cette mission de formation professionnelle?

Nous bénéficions du soutien technique
des différents services des
ministères en charge des enseignements
dans notre pays. Cela
va de l’encadrement et de la formation
continue du personnel
enseignant à travers les ateliers
et les séminaires de formation à
la production des référentiels.
Quels sont les débouchés qui s’offrent
à vos élèves à la fin de leur formation
?

Les débouchés sont multiples et
multiformes car ils vont de l’auto
emploi à l’insertion dans les
entreprises ou à l’inscription dans
des écoles supérieures tant au
niveau national qu’à l’étranger.
 

Comment se comportent généralement
vos produits sur le marché du
travail ?

Selon les informations qui nous
parviennent ils se comportent
bien. D’ailleurs certaines entreprises n’hésitent pas à nous contacter
pour le recrutement des élèves
en fin de formation ou même avant,
car il arrive que certains stagiaires
épatent leurs encadreurs par leur
savoir-faire pendant la période de
stage. Mais je ne dis pas qu’ils se
comportent tous bien.
Disposez-vous d’un système de suivi
de vos élèves une fois sortis de
l’école ?

Nous gardons le contact avec la
plupart des nos anciens élèves qui
nous laissent leur adresse. Ils sont
d’ailleurs entrain de former l’amicale
des anciens élèves de l’E M,
ce qui nous permettra de garder un
contact permanent avec eux.
Quels sont vos ambitions à court et
long terme dans le sens des défis à
relever ?

Nous envisageons d’augmenter
nos capacités d’accueil pour satisfaire
la demande qui ne cesse de
croître d’année en année. Nous
envisageons également l’ouverture
d’autres BAC Professionnels dans
les filières suivantes : mécanique
auto, génie civil, etc.
A quel niveau se situent
vos difficultés?

Les principales difficultés sont d’ordre
matériel comme le coût exorbitant
du matériel industriel et les
consommables utilisés pendant la
pratique dans les ateliers. Il faut
ajouter à cela l‘insuffisance du personnel
enseignant dans les filières
industrielles, sans oublier les difficultés
à trouver des entreprises
pour le stage des élèves et le non
respect des engagements à payer
la totalité des frais de scolarité de
la part de certains parents d’élèves.
Votre appréciation de l’initiative de ce
premier salon des Métiers

 

Nous ne pouvons que féliciter et
remercier les initiateurs car ce
salon est pour nous le lieu idéal
d’échange et d’expression, ce qui a
longtemps manqué aux écoles de
métiers et peut être même aux
entreprises de la place.
D’une manière générale, que pensezvous
de la situation de l’emploi et de
la formation professionnelle dans
notre pays ?

La situation de l’emploi et de la formation
professionnelle est complexe
mais nous constatons depuis
quelques années une volonté manifeste
de l’Etat à réorienter la formation
professionnelle si bien qu’il y’a
une adéquation progressive entre
la formation professionnelle et les
besoins des entreprises pourvoyeuses
d’emplois mais malheureusement
le marché de l’emploi reste
très restreint. C’est pourquoi nous
saluons la création des ministères
tels que celui chargé de la jeunesse
et de l’emploi et celui chargé
de l’enseignement technique et de
la formation professionnelle. Nous
pensons qu’une synergie d’actions
entre ces deux ministères apportera
beaucoup de solutions au problème
de la formation professionnelle
et de l’emploi dans notre
pays.
Votre mot de la fin.
Encore une fois, nous remercions
le Ministère de la Jeunesse et de
l’Emploi ainsi que tous les organisateurs
de ce salon. Nous souhaitons
qu’il soit organisé régulièrement
afin de donner l’opportunité
aux entreprises et aux centres de
formation d’échanger sur leurs
préoccupations communes. Nous
remercions également le « Journal
jeunes 100 emploi » de nous avoir
donné la parole dans leurs colonnes.
Bon vent au Salon des
Métiers.
Bon vent au « Journal jeunes 100
emploi » qui est désormais un partenaire
sûr de l’Ecole des Métiers.
Merci !

propos recueillis par B. SANNAN
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Récipicé N° 2489/PF-Oua/CA-GI/OUA/P.F du 22/10/2007