partenaires.
Pour une jeune entreprise
ce fut le premier coup dur inattendu
dont l’entreprise est toujours
entrain de s’en remettre. Comment y avez-vous fait face ?
Dès lors que je me suis résolu à
embrasser le métier d’entrepreneur,
je m’engageai du même coup
à intégrer les difficultés dans ma
vie quotidienne, donc à m’armer de
courage, de détermination et de
persévérance. Mon matériel a été
endommagé à 70% pourtant il
m’était difficile de trouver des
financements complémentaires
pour relancer l’entreprise. Pendant
ce temps, les partenaires (banques,
impôts, fournisseurs) vous
mettent une telle pression qu’il
peut vous arriver de regretter de
vouloir entreprendre. Mais ne dit-on
pas qu’entreprendre n’est pas un
sprint, c’est un marathon ? J’ai mis
mon personnel au chômage technique
et durant quelques mois j’ai
momentanément sous-traité avec
d’autres entreprises en faisant des
consultations et des formations.
C’est cela qui m’a permis de remettre
en chemin Lanvol.
Etes – vous satisfait de vos réalisations
et interventions à l’heure
actuelle ?
Parmi nos interventions, nous sommes
heureux d’avoir pu apporter
une assistance à plusieurs promoteurs
dans le montage de leur projet
d’entreprise et d’avoir mis en
place un programme spécial de formation
des étudiants et des jeunes
diplômés en informatique et en
entreprenariat. Nous avons aussi
pu renforcer les capacités de plusieurs
entreprises burkinabè à travers
nos formations. Avec l’assistance
de Lanvol, certaines de nos
entreprises ont bénéficié de subventions
chèque services de la
Maison de l’Entreprise pour les formations
de leur personnel. |
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Certes ce sont des réalisations qui
rendent heureux mais qui ne peuvent
totalement nous satisfaire
parce qu’il existe encore d’énormes
et importantes choses à faire.
Y a-t-il des difficultés actuellement ?
Les difficultés se déplacent en termes
de priorité sinon elles restent
éternellement intégrées à la vie de
l’entreprise.
Sur le plan financier, la situation
n’a pas beaucoup évolué. Nous
manquons toujours de financement
pour les réalisations utiles pour
l’entreprise mais aussi de fonds de
roulement pour faire face à la gestion
quotidienne de l’entreprise.
Pourtant, une jeune entreprise qui
veut faire ses preuves se doit de
convaincre ses clients or les clients
ne sont pas prêts à payer le service
demandé qu’après l’exécution
du service.
Pour obtenir des marchés il faudrait
connaître la méthode iceberg,
c’est-à-dire combiner les accords
immergés du marché et les
accords non immergés du marché.
A tout cela il y a l’épineuse question
de la gestion des ressources
humaines. On trouve rarement le
personnel qui répond immédiatement
à la demande de l’entreprise.
Il faudrait donc le former et le laisser
le temps de comprendre le
fonctionnement de l’entreprise.
Une fois les compétences acquises,
il est facilement débauché par
le plus offrant et c’est une perte
pour l’entreprise.
Toutes ces difficultés sont gérées
au quotidien et ce n’est pas du tout
reposant.
Que pensez-vous de la situation de
l’emploi/chômage et de la formation
professionnelle dans notre pays ?
Au niveau des autorités :
Il n’existe
malheureusement pas de chiffre
présentant le taux du chômage
dans notre pays. Pour que l’Etat
développe une véritable politique
de l’emploi et de réduction du chômage, |
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il faudrait commencer par
actualiser les chiffres sur le chômage
au Burkina Faso et commanditer
des études sérieuses pour
mieux situer le problème.
Il existe une grande politique de formation
des jeunes à l’emploi mais
qui n’est en adéquation avec les
réalités du terrain c’est pour cela il
manque toujours de structures
pour recevoir ces jeunes. Un proverbe
burkinabé dit "ce n’est pas
parce que le bois a longtemps duré
dans le marigot qu’il se transformera
en caïman". Cela pour dire
que la formation professionnelle
devra être accompagnée de la culture
de l’entreprenariat.
Pour développer l’emploi et réduire
le taux de chômage, l’Etat devra
travailler à susciter plus de création
d’entreprises viables et durables.
C’est connu de tous, le premier
employeur n’est plus l’Etat mais le
secteur privé. Il y a certes des
avancées pour développer le secteur
privé mais du même coût il y a
eu une accélération des fermetures
des Pme/Pmi. Si nous faisons une
analyse de la situation, nous
remarquerons que les entreprises
ferment dans un délai relativement
court après leur création. Il revient
à L’Etat de se poser les bonnes
questions et trouver les réponses
sur mesure. Pensez à une véritable
relève entrepreneuriale de notre
pays devra être un choix prioritaire
des autorités.
Au niveau des structures d’appui et
ONG :
Nous constatons qu’il existe
des structures d’appui et ONG qui
sont chargées d’informer, d’orienter
et de placer les jeunes. Ces
structures et ONG font un travail
remarquable pour accompagner
l’insertion des jeunes, la création |